COMPTE RENDU DE LA REUNION   DU COLLECTIF

DU 27 JUIN 2016

Place Charles Albert à Sallanches

Malgré l’horaire précoce dans la journée et le fait que la réunion ait lieu en plein air, nous étions une trentaine de personnes pour faire le point sur la situation de notre action et les perspectives éventuelles

Il a dans un premier temps été ré-expliqué à l’assemblée les raisons pour lesquelles nous n’avions pas la possibilité d’obtenir une salle de réunion: l’absence de statut d’association.

La création d’une association reste d’ailleurs une des éventualités mais pour l’instant nous continuons sous forme de « collectif »

Nous souhaitons rappeler dans ce compte rendu les idées évoquées afin que ceux qui n’ont pas pu être présents puissent ressentir de la manière la plus proche, la réalité les échanges:

– Les communes qui avaient prévu des hébergements pour les réfugiés ne se voyant pas proposer par les instances officielles de personnes à héberger (par exemple CHAMONIX, ANNEMASSE), ont fini par reprendre leurs logements pour les attribuer à d’autres catégories de personnes à aider

– A Chamonix le chantier du presbytère n’a en conséquence pas été engagé

– A Passy finalement rien n’a été fait contrairement à ce qui avait été annoncé oralement et dans le bulletin municipal

– Normalement 6 plateformes nationales étaient prévues avec des procédures spécifiques pour les réfugiés et pour l’instant aucune n’a été créée

– aucun des hotspots n’a été mis en place et donc les quelques réfugiés qui arrivent sur le territoire national sont soumis aux procédures habituelles

– A partir du 1er juillet les hotspots vont être remis en place

– Un schéma va répartir les demandeurs d’asile au prorata de la population

–  En Haute Savoie le nombre d’hébergements correspond déjà aux normes demandées donc aucune nouvelle place ne sera créée dans notre département.

– Théoriquement nous devons nous préparer à accueillir 32000 réfugiés

– l’impression de certains est que nous assistons à une succession d’effets d’annonces de la part des politiques et des instances et le fait de nous constituer en association risquerait de nous faire rentrer dans le système

– Pour certains il serait sans doute plus efficace d’aller faire de l’humanitaire sur place

– l’attitude de M BOSSON ex-maire d’Onnion qui a été convoqué devant les tribunaux à la demande du Ministère de l’intérieur et condamné pour avoir hébergé des gens en situation irrégulière a dans sa défense dit qu’il a fait celà car le gouvernement français ne faisait pas son travail et il s’est senti obligé d’agir comme être humain

– la représentante du Préfet qui avait été contactée avait eu comme première attitude de culpabiliser pour le risque de désinformation

– un centre d’accueil de Chambéry avait accueilli 38 Personnes venant de Calais où ils étaient arrivés en car et le lendemain les 3/4 étaient repartis

– l’attitude de la FOL  (Fédération des Oeuvres Laïques), qui a été missionnée par la Préfecture de la Haute Savoie pour organiser l’accueil des réfugiés nous a déçu-. Nous avions invité un de ses représentants lors d’une de nos assemblées , nous avions exposé nos propositions d’aide. Il nous avait expliqué leur surcharge de travail et leur incapacité à gérer avec leur manque d’éducateurs en particulier: l’alphabétisation , l’aide aux démarches administratives, la prise en charge médicale, ceci surtout pour la population migrante  installée à Cluses . Mais pourtant aucune demande de collaboration ne nous a été faite et nous n’avons eu aucun retour après notre démarche.

– un des membres de notre collectif a assisté à une assemblée générale de la FOL où pourtant ils ont reparlé de leur saturation d’activité

– le rôle des politiques qui freinent ne facilite pas la tâche de l’administration

– la réunion organisée le 12 Septembre à Paris par Manuel VALLS pour 700 maires des principales villes de France à Paris a été évoquée

– nous avons discuté du fait que d’autres types de demandes nous avaient été faites, en particulier pour résoudre le problème de la fermeture d’un centre d’hébergement à Annecy. En effet ce centre devait fermer après le 12 avril mais le risque pour le collectif aurait été de se mettre en situation illégale et les actions pour ces situations ne pourraient donc être gérées que par des actions personnelles. Certains dans l’assemblée pensent qu’à partir du moment où des gens sont dans la rue il faut passer outre la loi. 72 personnes seront sans doute expulsées de ce centre à la fin de l’année scolaire et la Préfecture est en train d’étudier les situations au cas par cas

– l’importance de notre collectif a été soulignée dans la mesure où elle nous a tous permis de progresser dans la connaissance de la situation

– il a été décidé de prendre au jeu les responsables au niveau national comme régional et département,  tant politiques qu’administratifs en interpellant les instances par téléphone, courriers, mails. Nous allons mettre en place une vigie qui sera publiée sur le blog pour communiquer sur les réponses ou non réponses

– nous allons essayer de retrouver la trace d’un reportage fait sur FR3 sur un village de l’Isère (probablement en Chartreuse) qui s’est mobilisé et a fait un référendum sur l’accueil des réfugiés. ( Si vous avez vu ce reportage ou si vous avez des renseignements sur ce référendum merci de nous les communiquer pour que nous puissions diffuser cette information, voire entrer en lien avec les responsables)

– une proposition d’entrer en contact avec d’autres collectifs pour échanger sur les difficultés d’action

– un contact avec un membre du  HCR ( Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU va être pris pour éventuellement proposer notre aide

– la relation avec la presse doit être maintenue et les membres du collectif qui ont des contacts avec la presse locale sont invités à faire des propositions

Merci de votre lecture, de diffuser ce compte rendu et surtout de communiquer l’adresse du blog pour fédérer toujours plus de personnes autour de notre action car l’esprit de cette réunion n’était pas à baisser les bras

Le collectif