EXTRAIT D’UN ARTICLE DU DAUPHINE DU 29 AVRIL

L’aventure commence en janvier 2015, lorsqu’un jeune Afghan, Khairollah, apprenti à l’Institut des sciences de l’environnement & des territoires d’Annecy (Iseta), appelé communément le lycée agricole de Poisy, est invité par Aline Nevez, enseignante en bac pro aquaculture, à venir témoigner en classe sur son douloureux exil. Il a le même âge que ses camarades, mais un destin aux antipodes.
Ses parents ont été tués par une mine

Khairollah a fui l’Afghanistan, à l’âge de 11 ans, après à la mort de ses parents. Ils ont été tués lors du passage de leur voiture sur une mine. Dès lors son but est de rejoindre l’Europe et faire rapatrier son petit frère. L’épopée dramatique s’étale sur plusieurs années avant l’arrivée à Annecy, au hasard des trains qu’il prend.

Les quinze élèves se sont partagé la tâche en cinq groupes, comme les cinq États traversés pour interviewer Khairollah et recueillir son témoignage sur son exil qui a duré quatre ans. L’objectif, réaliser un livre, mêlant écriture, dessin, photo et cartographie, susceptible de servir de support pédagogique pour sensibiliser d’autres jeunes aux problèmes de l’émigration.

En mai 2016, Aline Nevez opte pour La Métralière, comme résidence d’écriture au plateau des Glières, lieu serein et symbolique de la Résistance. La fédération des œuvres laïques s’est associée au projet mettant ses locaux à disposition du groupe.

“Carnet d’exil de Khairollah”, livre disponible sur http://www.iseta.fr (9€ dont 1€ versé à Amnesty international).